ETAPES POUR LA REALISATION D'UNE VIDEO
LA VIDEO
OUTIL PRIVILEGIE DU TRAVAIL AUTONOME
LA METHODOLOGIE
D'UNE PRODUCTION VIDEO
LA RÉPARTITION DES RÔLES DANS UNE EQUIPE
LES OBJECTIFS D'UN TRAVAIL COLLECTIF
LE CALENDRIER
LA RECHERCHE DOCUMENTAIRE
L'ANGLE D'ATTAQUE
LA DEFINITION DU PUBLIC CIBLE
LE CHOIX DU TYPE DE DOCUMENT
LA DUREE DU REPORTAGE
LA DEMARCHE
LA PREPARATION DE L'INTERVIEW
LE REPERAGE
LE DECOUPAGE TECHNIQUE
UNE IMAGE COMPOSEE, REGLE DES TIERS
LE MOUVEMENT DES YEUX
LE POINT DE VUE
LES VALEURS DE PLAN
LES MOUVEMENTS DE CAMERA
LE CHAMP ET LE HORS CHAMP
DECOUPAGE ET ORGANISATION DE L'ESPACE
LE TOURNAGE
LE SON DANS UN DOCUMENT VIDEO
LES PERIPHERIQUES POUR UN TOURNAGE
LE MONTAGE
LES RACCORDS AU MONTAGE
LES POSSIBILITES DE MONTAGE
LA VIDEOOUTIL PRIVILEGIE DU TRAVAIL AUTONOME
Principe du travail autonome:
- Habitude et goût de la recherche. Rechercher
les informations, les classer, les discuter.
- Etre capable de faire des choix.
- Etre capable d’évaluer individuellement ou
collectivement.
- Prendre en charge progressivement son propre travail
et son auto-formation.
- Prendre des responsabilités.
Approche pratique de la vidéo:
Découverte concrète des opérations que met en œuvre la production d’images, de sons et l’écriture spécifique de la vidéo et de l’audiovisuel.
Il est important de formuler les contenus en termes d’aptitudes:
. aptitude à situer une action vidéo dans son contexte de communication,
. aptitude à répondre aux questions quoi dire? pour qui? dans
quelles conditions? avec quelles conditions? avec quels moyens? comment le dire?
. aptitude à recevoir l’image comme expression d’un regard porté
sur la réalité,
. aptitude à percevoir l’image comme un ensemble construit dont les éléments
s’organisent les uns par rapport aux autres,
. aptitude à maîtriser les paramètres fondamentaux mis en
jeu parla technologie de la prise de vue,
. aptitude à maîtriser les moyens de l’éclairage,
. aptitude à maîtriser les paramètres
de la prise de son,
. aptitude à maîtriser les techniques de
l’élaboration d’un scénario.
LA METHODOLOGIE D'UNE PRODUCTION VIDEO
Pour un reportage ou un documentaire:
Résumé des étapes:
Le SYNOPSIS: définition du sujet, du thème.
Le SCENARIO: développement du sujet en sous-thèmes, permet de mieux comprendre le message, d’évacuer certaines questions, reflet de tous les contenus du film QUOI? OU? QUl? QUAND?
L’ENQUETE SUR LE TERRAIN: terrain physique, terrain intellectuel outil: l'appareil photo numérique
INVENTAIRE DES CONDITIONS DE PRODUCTION: l’argent dont on dispose conditionne
- le nombre de jours de tournage
- le nombre de jours de montage
- le choix du matériel
- le nombre
de techniciens.
REPRISE DU SCENARIO: en fonction des contraintes.
LE DECOUPAGE TECHNIQUE: La transposition en images d’une démarche
essentiellement littéraire pour l’instant.
Plus d’adjectifs, plus de verbes: une écriture technique.
Ne jamais travailler sur cahier, préférer des fiches indépendantes,
une par séquence
INVENTAIRE DES MOYENS: pour tourner l’ensemble des plans: techniques, hommes, argent, le devis du film peut être fait.
LE PLAN DE TOURNAGE: indispensable pour rentabiliser, au maximum, les jours de tournage attribués.
Tout le reste est dans le découpage technique, mais garder une petite marge à l’improvisation, si elle ne remet pas en cause le scénario.
LA RÉPARTITION DES RÔLES DANS UNE EQUIPE
Une équipe doit comporter 6 élèves, il est possible de réduire ce nombre, mais trois reste le minimum envisageable.
Le rédacteur est responsable du contenu du reportage.
• Il dirige, anime, coordonne l’équipe de réalisation.
• Il définit l’angle d’attaque.
• Il assure les interviews.
Le reporter d’images assure le découpage technique en plans, choisit les cadrages, mouvements de caméra et points de vue en collaboration avec le rédacteur.
Le preneur de son doit enregistrer le meilleur son possible, son rôle est très important car la qualité du son est un paramètre important dans la qualité de la réalisation.
Le technicien est responsable des branchements, de l’installation des moniteurs de contrôle, de l’éclairage, il travaille en collaboration avec le reporter d’images et le preneur de son.
Le script est la mémoire du document, il tient le clap et prend en note toutes les données relatives aux conditions de prises de vue. Il prend des photos des tournages.
Le monteur peut ne pas assisté au tournage, il aura ainsi un regard critique proche du télespectateur. Il assure la mise en forme du sujet en collaboration avec les autres membres de l’équipe
LES OBJECTIFS D'UN TRAVAIL COLLECTIF
Etre capable de prendre en compte et de mener à bien un projet audiovisuel
Pour obtenir l’unité du groupe de travail:
. se mettre d’accord sur un thème de production
. justifier le choix de ce thème par rapport à une démarche
cohérente.
2) Tous les membres doivent être capables de:
- donner, en fonction du projet choisi, la liste des
ressources humaines et matérielles du groupe
- donner la liste des interventions à demander
- évaluer le temps nécessaire à
la production et aux interventions
- donner la liste du matériel nécessaire
- donner la liste des espaces nécessaires
- justifier
la "faisabilité" du projet du groupe.
3) Tous les membres doivent être capables de:
- établir avec précision le découpage
du projet
- donner une liste des tâches nécessaires
à la réalisation du projet
- exposer et
justifier la répartition de ces tâches dans le groupe.
. établir l'emploi du temps du groupe pendant la période de réalisation prévue:
Le choix du sujet ayant été retenu et accepté par l’équipe, le calendrier de la production devra être défini d’une manière précise. La durée du document n’excédant pas les 6 minutes, on ne dépassera pas plus de deux jours et demi pour l’ensemble de la réalisation (soit 15h)
• 1/2 journée: conférence de rédaction : recherche
documentaire, définition de l’angle d’attaque, préparation des
interviews, prise en main du matériel
• 1/2 journée de tournage,
1 jour de montage, 1/2 journée de post-production
Les sources d’information peuvent être trouvées dans la presse écrite nationale ou régionale, dans des dossiers ou des brochures, des livres, des hebdomadaires, au C.D.I et sur Internet. Il faut se documenter sur le sujet choisi pour préparer correctement son interview.
L’angle est la manière dont un journaliste attaque un sujet. Un seul aspect est étudié, mais il est traité à fond. Il est défini au cours de la conférence de rédactiôn. Chaque reportage est abordé suivant un axe précis, puis grossi à.la loupe. Exemple: sujet de reportage grève à la SNCF, interview du président d’un comité d’usagers, angle d’attaque : le ministre des transports est responsable du bon fonctionnement du service public.
Une production vidéo est appelée à une diffusion la plus large possible, donc accessible à un public varié, mais elle doit concerner plus particulièrement un public ciblé. ex des élèves d’une classe d’âge, des parents d’élèves, des élus…
Document à structure fermée: comporte en lui-même sa propre
finalité.
Objectifs: faire comprendre, faire mémoriser.
Document à structure ouverte: exige une animation spécifique,
sa finalité est en dehors de lui.
Objectifs: sensibiliser, motiver, ouvrir une discussion, favoriser un changement
d’attitude.
Le document doit-il:
- motiver? susciter l’intérêt? provoquer
une discussion? - poser un problème? -
rappeler des notions acquises?
- orienter une recherche?
favoriser une situation?- fournir une synthèse?...
En fonction des réponses apportées, le choix d’un moyen approprié se fera jour (fiction ou documentaire, document visuel ou sonore, montages de diapositives, bande vidéo, film...).
On respectera les durées professionnelles : 3 minutes, 6 minutes ou 12 minutes maximum. Le tournage ne devrait pas dépasser la journée avec un équipe ayant déjà un peu d’expérience.
Contrairement à la presse écrite, on ne répondra pas nécessairement au 5 W — Qui ? Quoi ?, Pourquoi? Où? Quand?
Sélectionner le Quoi et le Pourquoi ? choix du sujet
le Comment? la mise en forme,
le Pour Qui ? le public ciblé
Comprendre le choix de l’information, divers facteurs font que certains éléments de l’actualité seront plus susceptibles que d’autres d’ être utiles:
• La proximité : pour le public, les événements
qui surviennent dans son voisinage immédiat sont presque toujours plus
intéressants que ceux qui se passent ailleurs.
• L’importance : les nouvelles qui pourraient avoir des
effets sur notre vie quotidienne.
• La célébrité : les personnalités
agissent davantage sur la vie d’autrui.
• L’insolite : la surprise et l’innatendu est un facteur
qui intéresse toujours le public.
• Le conflit : toute
lutte entre des individus, des groupes est susceptible d’éveiller l’intérêt.
On ne retiendra au montage que 10% de l’interview. L’extrait retenu ne représentera donc qu’une petite fraction de tout ce qui a été enregistré. Il faut donc ne pas perdre de vue l’objectif principal de l’interview, avoir une bonne connaissance du sujet et de la personne interviewée.
Avant de commencer une interview, il faut toujours avoir les renseignements suivants:
• le nom et prénom de l’interviewé (orthographes
et leurs prononciations correctes),
• son titre officiel et ce qu’il fait
dans la vie
Les règles de base de l’interview:
• mettre en confiance l’interviewé, établir le contact en
lui posant des questions anodines.
• il faut rapprocher le sujet de l’interview de la personne interviewée
(mise en situation), par exemple ne pas interviewer le principal d’un collège
derrière son bureau, mais dans la cour du collège, pendant la
récréation.
• ne jamais écrire, puis lire le texte des questions (on resterait
prisonnier de celles-ci et on n’écouterait plus son interlocuteur) mais
écrire simplement un canevas pour avoir à l’esprit l’angle d’attaque
que l’on s’est fixé et le respecter.
• les questions seront claires, brèves et faciles à comprendre.
• penser au montage, suggérer à l’interviewé, les points
forts qu’il devra mettre en avant.
• l’interviewé devra répondre à Quoi avant le Pourquoi,
si l’interviewé répond par des monosyllabes, ne pas hésiter
à relancer la question par pourquoi
• démarrer sur
des faits pointus pour élargir par la suite et garder les questions embarrassantes
pour la fin.
Les différents types d’interviews :
•L’interview-témoignage : faire du point de vue de l’interviewé
par rapport au sujet de votre reportage
•L’interview-déclaration : enregistrement de déclarations
de personnalités, le rédacteur doit user
de son "droit de relance" et ne pas laisser uniquement la parole à
l’interviewé. Type de plan recommandé : plan rapproché
poitrine
• l’interview-explication : interview d’un spécialiste
ou d’un individu d’expérience dont les déclarations vont éclairer
le sujet. Type de plan recommandé : plan rapproché poitrine
•l’interview-document: découverte d’une personnalité,
c’est en même temps un portrait. Point de vue à adopter :
champ-contre champ et angles variés
• le micro-trottoir :
interview au hasard des passants sur un sujet précis. Il joue quelquefois
le rôle d’un pseudo sondage, accréditant le discours du rédacteur.
Plans recommandés : plan rapproché poitrine et gros plan
Consignes liées au type de document vidéo:
. limiter dans le temps la recherche et la mise en forme des idées sous
forme d’un travail individuel ou par groupes.
. réaliser un découpage technique qui permette d’aborder le tournage
avec un minimum d’improvisation (imprévus).
. préparer l'interview avec l'ensemble de l'équipe qui la réalisent,
un questionnaire précis doit être élaboré ainsi que
l’ordre des questions, qui les pose?
. filmer l’interview en entier sans changer de cadrage ni de prise ou prévoir
après certaines questions des changements de plans, mais tout doit être
étudié et choisi avant le tournage.
. ne pas démarrer la caméra en même temps que le début
de la question ou l’arrêter en même temps que la fin de la réponse,
respecter les étapes: 1 Moteur: la caméra tourne et 2 Action:
la question est posée 3 A la f in, on laissera un
petit silence avant d’arrêter. Ceci est valable pour toute prise de vue.
Il peut se faire par téléphone, pensez aux problèmes techniques: l’endroit est-il éclairé, n’y a-t-il pas une ambiance sonore trop importante?
La plupart des interviews se font debout car la personnalité aura moins tendance à s’installer dans ses réponses et à l’extérieur (éclairages meilleurs). Attention aux arrières plans qui risquent de détourner l’attention.
La préparation du DECOUPAGE TECHNIQUE est fondamentale.
Le tournage vidéo ne vient qu’en fin de chaîne. TOUT DOIT ETRE
PRET ne laissant qu’une part minimale à l’improvisation.
UNE IMAGE COMPOSEE, REGLE DES TIERS
L’harmonie de la composition d’une image est une valeur esthétique,
culturelle qui nous vient des recherches faites par les peintres italiens du
quattrocentro.
Cette harmonie repose sur le principe de la règle
des tiers qui établit une asymétrie donnant à l’image un
déséquilibre dynamique qui soutient l’attention.
La règle des tiers organise la composition d’une image rectangulaire
en tiers verticaux et horizontaux.
| Les lignes verticales et horizontales qui séparent
l’image en tiers sont les lignes de force de cette image et les intersections
entre ces lignes sont les points forts de l’image. Ce sont ces lignes et ces points qui créent l’ossature de l’image et guident le regard. Par les points forts de l’image peuvent passer des diagonales qui reproduisent les lois de la perspective. Il est déconseillé de placer un sujet principal en plein centre du cadrage (sauf très gros plan). n faut éviter de placer une ligne verticale.(arbre) ou horizontale (ligne d’horizon) au centre de l’image. |
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La structure des lignes horizontales, verticales, obliques et courbes contribuent à déterminer l’atmosphère contenue dans l’image, elles influencent l’inconscient:
• lignes horizontales = stabilité,
calme, repos, sérénité
• lignes verticales = rigueur,
force, élévation spirituelle ou matérielle
• lignes obliques = instabilité,
violence
• lignes courbes = mouvement,
douceur, sensualité
• lignes diagonales =
dynamisme, mobilité, activité, tensions.
Rappel:
• Attention aux points forts de l’image.
• La ligne d’horizon ne doit jamais partager le cadre en 2 parties.
• L’erreur consiste à ne pas donner suffisamment d’importance à
l’élément dominant de la scène. le fond est souvent négligé
ou plein de détails inutiles
• Lorsqu’on cadre un personnage, il faut laisser plus de place devant ses
yeux que derrière sa tête.
• Il faut toujours garder en mémoire qu’une valeur claire attire plus
le regard qu’une valeur sombre.
• Un premier plan est presque toujours souhaitable.
En vidéo, comme en photo ou en cinéma, les exceptions confirment la règle. Ne soyez pas esclave des règles de composition, c’est en les appliquant que vous pourrez progressivement vous en détacher.




Le champ est l’espace visible offert au spectateur. Dans deux dimensions, il est délimité par le cadre et dans la troisième par la profondeur de champ. Ce qui est flou, masqué ou à l’extérieur du cadre est le hors champ.
Le champ donne des réponses, le hors champ pose
des questions.
Le hors champ varie selon la grosseur du plan. Par exemple dans un TGP
(très gros plan), le hors champ est considérable puisque ce plan
contient un nombre limité d’information. Placé au début
de la séquence, il donne au hors champ toute sa vigueur en captant l’attention
du spectateur et en assurant la promotion de la séquence à suivre.
DECOUPAGE ET ORGANISATION DE L'ESPACE
Le passage d’un plan à un autre doit constituer un bond par rapport
à l’échelle des cadres (mais une trop grande amplitude de ce bond
provoque un choc qui doit répondre à une intention du réalisateur).
Loi des 30°: L’angle que forme deux axes successifs de la caméra,
au montage, peut évoluer sans danger entre 30 et 150 degrés.
Loi des 180°: Lorsque la caméra présente plusieurs personnages ou plusieurs objets caractéristiques, il faut éviter en changeant de plan de placer son appareil au-delà de la ligne imaginaire qui joint les personnages ou les objets, afin de ne pas dérouter le spectateur.
Champ-Contrechamp: En introduisant une discontinuité de l’espace, en cadrages opposés l’un à l’autre, le spectateur doit pouvoir reconstruire l’ensemble d’un décor et la continuité des déplacements d’une action. L’efficacité du champ-contrechamp est fondée sur la direction des regards, sur la place des acteurs dans le cadre, ce qui est à droite, ou à gauche, dans le champ, doit demeurer à droite, ou à gauche, dans le contrechamp. Le montage en champ-contrechamp doit respecter la loi des 180 degrés.
Enfreindre ces lois exige des précautions et doit se justifier sur le plan de l'expression.
Les raccords entre 2 plans d’une même séquence.
Le montage de 2 plans successifs nécessite de connaître les règles de base qu’il est nécessaire d’appliquer lors du tournage.
règle des 30°
|
Si nous devons filmer une même scène sous plusieurs angles, chaque angle entre 2 prises de vue devra être supérieur à 30°. Si cette règle n’est pas respectée, le téléspectateur aura l’impression d’une saute de plan. Entre 2 plans successifs, il est recommandé de modifier l’échelle des plans. Attention, si les valeurs de plans sont trop différentes le spectateur recevra un choc. On peut utiliser ce choc à des fin dramatique, par exemple en passant d'un plan de demi-ensemble à un plan serré. Il est préférable de passer de la position 1 à la position 2b, en effet l'angle formé par les positions 1 et 2a est inférieur à 30°, le changement n'est pas assez franc et provequera un saut d'image mettant en évidence un raccord qui doit plutôt se faire oublier. |
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La règle des 180°
|
Deux personnages dialoguent, une droite passant par les personnages A et B permet de délimiter deux zones. La caméra doit impérativement rester du même côté de la droite (dans le zone 2) |
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|
| Si l’on veut filmer le dialogue, on utilisera 2 plans opposés. On filmera en champ- contrechamp. Soit avec deux caméras, l'une pour filmer le plan P1 puis éventuellement les plans P3, P5... et la deuxième le plan P2, puis éventuellement les plans P4, P6... Si on ne dispose que d'une seule caméra, il faut rejouer deux fois la même scène. | ![]() |
![]() |
| Que se passe-t-il si on transgresse la règle des 180°? | ![]() |
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| Les deux premiers plans peuvent se raccorder, on passe de la position 1 à la position 2b,chaque personnage reste dans du même côté du cadre. Par contre il n'est pas possible de raccorder les positions 1 et 2a, pas plus que 2a et 2b, le personnage B semble avoir tourné autour du personnage A | ![]() |
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| La gestion des regards dans un champ/contre-champ suit la règle des 180° | ![]() |
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| Les deux premiers plans peuvent se raccorder, on passe de la position 1 à la position 2b,les regards sont de direction opposées. Par contre il n'est pas possible de raccorder les positions 1 et 2a, les deux personnages semblent regarder dans la même direction | ![]() |
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| La gestion des sorties de champ dans un champ/contre-champ suit la règle des 180° | ![]() |
||
| Les deux premiers plans peuvent se raccorder, on passe de la position 1 à la position 2b,les déplacements sont de même direction. Par contre il n'est pas possible de raccorder les positions 1 et 2a, le personnage semblent revenir sur ses pas. | ![]() |
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Le raccord dans l'axe
On peut enchaîner 2 plans dans le même axe si on utilise un plan large puis un plan serré. Il faut dans ce cas respecter scrupuleusement le même axe de prise de vue.
En résumé: Démarche pour un tournage en extérieur avec une caméra
a) Filmer l’ensemble du dialogue en position P1
b) Filmer l’ensemble du dialogue en position P2
c) Au montage, insérer sur le tournage Pi les réponses du personnage
B (ou inversement)
D’une manière générale, ce qui est à droite ou à gauche dans le champ doit demeurer à droite ou à gauche dans le contre-champ.
Le contre-champ: Pour les reportages d’information, sert à montrer le journaliste occupé à poser ses questions. Il ést utilisé pour fies raisons techniques, il sert de plan de coupe, il est réalisé après ou avant l’interview.
Le metteur en scène dirige seul le tournageLa mise en place des "acteurs" d’une interview:
1. l’interviewé et l’interviewer sont présents à l’image,
ils se parlent
2. l’interviewé privilégié s’adresse à un interviewer
non identifié mais dont la présence est suggérée
par sa silhouette de dos et ses questions
3. l’interviewer est hors cadre. L’interviewé est seul devant la caméra.
Pour un INTERVIEW:
Questions précises et faciles au début pour mettre à l’aise:
-Préparer très précisément les questions lors d'une
réunion du groupe
Préparer l’ordre de parole s’il y a plusieurs personnes
Ne pas trop souvent déplacer la caméra pendant l’interview ou
suivant les questions.
Un exemple: L’interviewé pris en continu: son image pourra être remplacée (mais pas le son) par des images se rapportant à ce qu’il dit grâce à la fonction insert image.
La vidéo se compose du son et de l’image. Trop souvent le son est baclé. Une mauvaise prise de son et le téléspectateur décrochera quelque soit la qualité et l’intérêt de l'image.
Il est préférable d’utiliser un micro indépendant, Le micro de la caméra est omnidirectionnel, il sert de micro d’ambiance.
Choisir un micro CARDIOIDE pour les interviews, dynamique plutôt qu’à électret.Ce n’est pas une question de qualité mais le fait que l’électret nécessite une alimentation (pile) qui se décharge très vite si on laisse le micro sur ON. Ce n’est pas le cas du micro dynamique.
Les micros cravate sont recommandés pour les interviews, leur discrétion permet de les placer dans l’image.
LES PERIPHERIQUES POUR UN TOURNAGE
Ils sont indispensables pour des raisons d’exigence de qualité minimale (lisibilité, composition)
a) le PIED assure la stabilité de l’image
b) l'ECLAIRAGE permet le tournage à l’intérieur (même dans
une salle lumineuse)
c) le MONITEUR DE CONTROLE permet à tout moment le contrôle
de la chrominance après que ses réglages de contraste et couleur
aient été réglés à l’aide d’une charte.
Le tournage est terminé, c’est à partir des rushes qui ont été filmés que va se faire la mise en forme du reportage.
Le dérushage:
• Visionnement de l’ensemble des prises de vue
Sélection des images:
• Élimination des vues techniquement non utilisables ou peu signifiantes
• Repérage de plans, des passages d’interviews susceptibles d’être
retenus
•Le journaliste rédacteur découpe les interviews et pense au commentaire
• Le monteur s’intéresse davantage à la
force des images
• Adéquation entre l’angle d’attaque retenu au départ et les
images et les .sons.
Mise en place du montage.:
• Hiérarchiser les informations: Les éléments filmés
sont ordonnés en fonction de leur importance, de leur force, de leurs
liens entre eux.
• Elaboration du plan définitif
Le choix des plans se fera en fonction:
- de l’angle d’attaque
- de la qualité des images et des sons
- des
raccords entre les plans
Faire alterner le commentaire (voix off), les interviews (voix in) et les illustrations en images.
• Assemblage des plans retenus (articulation de ces plans grâce à des figures de raccords)
Rédaction du commentaire :
Le commentaire du reportage, conçu parallèlement ou après la phase du montage, est sous la seule responsabilité du rédacteur. Il est déterminé par l’angle d’attaque adopté lors de la conférence de rédaction.
• Le montage se caractérise par une alternance rapide d’images commentées en voix off et des séquences d’interviews mises en perpective par la parole du Rédacteur. Il s’agit en fait de réaliser de petits épisodes à rebondissements.
• La combinaison complémentaire du son et de l' image: l’audio et le visuel apportent chacun une part d’information.
1) Combinaison redondante: l’audio et le visuel disent la même chose.
2) Combinaison contradictoire: l’audio et le visuel sont en opposition.
3) Combinaison en contrepoint: l’audio et le visuel se renvoient l’un à
l’autre de façon dialectique
• Les trucs du commentaire sur image
Diviser sa feuille en 4 colonnes pour le temps, pour la description des plans, pour les éléments sonores, pour des observations.
• Prévoir un texte plus court que le montage final,
dont les derniers mots tombent 2 à 3 secondes avant la fin du sujet.
• Laisser quelques secondes de silence en début de sujet pour le téléspectateur
"entre" dans le reportage.
• Commentaire et premiers mots d’une
interview doivent être séparés par une ou deux secondes.
• Le commentaire sur image
La difficulté tient au fait que l’attention du téléspectateur est davantage sollicitée par l’image que par le verbe. Le commentaire ne décrit pas l’image, il la complète sans redondance. Il faut savoir se taire le silence peut être une information.
• L’écriture du commentaire
• L’attaque ou l’accroche, ce sont les premiers mots du
commentaire, Ils. doivent accrocher l’attention du téléspectateur,
le surprendre et lui donner envie d’en savoir plus.
• La chute, il faut soigner
la dernière phrase, celle qui reste dans l’oreille. Elle ferme l’angle.
Le mixage SON: le montage image avec les interviews étant terminé, le ‘mixage va s’effectuer en enregistrant le commentaire (voix off) et la musique.
La durée des plans
Des plans les plus courts (environ 2 ou 3 secondes) aux plans
séquences (1 minuté et plus), on choisira la durée nécessaire
pour que le téléspectateur:
• découvre ce qu’il doit percevoir (champ)
• désire en savoir
davantage (hors champ)
Un plan large, fouillé doit durer plus longtemps que le gros plan bien que la présence. de celui-ci à l’écran accroît la pression du hors champ et y fait désirer le passage au plan suivant.
Les raccords sont utilisés pour donner une continuité au montage et assurer une fluidité entre les plans.
Pour relier les plans de l’action filmée entre eux, il faut tenir compte:
. du mouvement des cadres,
. de l’allure et du rythme de l’action des divers cadres,
. de l’allure et du rythme du mouvement de la caméra et leur influence
sur le mouvement des cadres,
. de la dimension des plans,
. de la composition du cadre,
. de la tonalité, dé la lumière, de la couleur.
Les différents types de raccords:
Le raccord sur le regard:
| • plan d’un personnage regardant hors champ • plan suivant donnant à voir l’objet du regard. |
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Le raccord sur le geste:
• un geste débutant dans un plan s’achève dans le plan suivant
Le raccord sur le mouvement:
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• un objet en mouvement dans un plan est "rattrapé" dans le plan suivant (un personnage sort du cadre de l’image par la droite, il doit, au plan suivant rentrer par la gauche). Au montage, une partie du mouvement peut-être escamotée, facilitant le raccord dans le temps. |
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Le plan de coupe
• C’est un plan intermédiaire qui sert ê faciliter le passage
d’un plan à l’autre. Il permet un changement dans le déplacement
de la caméra sans que le spectateur soit désorienté dans
sa perception.
• Il est souvent utilisé lors du montage des interviews pour masquer
une saute d’images due à la continuité du son.
• On utilise le plus souvent un gros plan.
• Prévoir lors du tournage
de filmer un certain nombre de plan de coupe.
Par copie d’un magnétoscope à un autre:
Brancher sur le scope enregistreur les fiches entrée vidéo et
son.
Brancher sur le scope lecteur les fiches sortie vidéo et son.
Brancher le téléviseur sur le scope enregistreur qui permet de
contrôler image et son.
BLOCAGE DU CANAL. Si le scope enregistreur est hors tension, l’image et le son du lecteur ne passent pas à l’écran. Placer la vidéocassette avec tous les plans tournés et repérés dans le scope lecteur.
La vidéocassette vierge dite de montage est mise dans le scope enregistreur.
Faire une prise initiale (caméra) ou une copie initiale (vidéocassette
préenregistrée) de 30 secondes à 1 minute d’un ton bleu
uniforme non identifiable.
Placer le scope enregistreur en PAUSE à l'enregsitrement. Rechercher
le plan 1 sur le scope lecteur. Repérer l’image de début et l’image
de fin.
Lancer le scope lecteur en lecture peu avant l’image de début pour stabiliser
son défilement. Au passage de l’image de début de plan lâcher
la PAUSE du scope enregistreur.
Au passage de l’image de fin appuyer sur la PAUSE du scope enregistreur.
Arrêter alors le scope lecteur.
Le scope enregistreur est actuellement en PAUSE à l'enregistrement, il
est prêt à enregistrer le plan 2.
Autre méthode: on peut aussi mettre les deux scopes en PAUSE et les faire
démarrer ensemble: risque de décrochage de l’image pendant un
court instant.
ATTENTION: Si le scope enregistreur se met en position STOP par suite d’une trop longue attente, il ne faut pas le remettre en position ENREGISTREMENT car la bande se replacerait trop en arrière et la fin du dernier plan enregistré serait effacée.
Se remettre en lecture. Appuyer sur PAUSE lorsque la dernière image du plan est repérée. Appuyer simultanément sur les touches ENREGISTREMENT-LECTURE en vérifiant que la touche PAUSE reste enclenchée (allumée). Sinon réappuyer immédiatement dessus.
Quand on utilise le magnétoscope de salon, mettre en position auxiliaire.
L'insert vidéo permet de faire des montages images très corrects. Très utile pour dynamiser des prises de vues longues, des conférences, interviews filmés. Le son subsiste mais on change les images.
On peut insérer dans un plan trop long des images qui illustrent les
propose de l'interviewé.
On peut insérer à cheval sur 2 plans: cela permet d’effacer des
ratages entre deux plans: saute d’images, noir entre deux plans (il
faut qu’il y ait déjà un signal sur la piste).
On peut insérer à partir de la caméra.
On peut insérer à partir d'un magnétoscope.
Attention à ne pas laisser un espace non filmé (= un trou sans signal) entre deux plans, pour éviter ce problème on peut enregistrer au préalable une image noire sur l'ensemble de la bande avant de commencer le montage.
Sur une table de montage, l’absence de synchronisation de l’espace non filmé
fait décrocher l’insert: la table refuse de copier.
On peut aussi remplacer un son (ou l’absence de son) par un Insert Audio.